Dossier : Orgasmes, les bienfaits de la jouissance

L’orgasme est l’élément de la réponse sexuelle la moins comprise en sexologie. Il est aussi un mythe, un tabou dans les mœurs d’hier et d’aujourd’hui. Souvent considéré par les femmes comme quelque chose que l’homme doit nous procurer s’il est un bon amant. Il devient alors un enjeu pour les hommes au détriment du plaisir partagé. On ignore les zones érogènes capables de le déclencher, les bienfaits qu’il peut procurer. Pourtant, il est la plus belle récompense de notre activité sexuelle !

         1.Comment ça marche chez les femmes

a) La physiologie

L’orgasme est considéré comme un réflexe du plaisir et de l’excitation.

La sensation voluptueuse qu’il procure est constituée de contractions du plancher pelvien (3 à 8 contractions) suivis de 2 à 4 secondes de contractions musculaires douces du vagin.

Les drogues d’amour :

L’orgasme, c’est l’abandon de soi, la délivrance d’une dose d’hormones et d’endorphines qui est à l’origine du sentiment de bien-être et d’assouvissement. C’est un instant court, incomparable à quoi que ce soit d’autre.

Plusieurs hormones sont sécrétées pendant l’orgasme tel que l’ocytocine connue comme étant l’ « hormone de l’amour ». C’est un antidépresseur naturel favorisant le lien et l’attachement. Deux personnes attirées sexuellement produiront plus d’hormones du plaisir que deux personnes qui ne ressentent pas cette attirance. Les hormones une fois délivrées peuvent altérer nos perceptions sensorielles, temporelles et spatiales mais augmentent aussi la tolérance à la douleur (nous verrons cela plus en détail dans un module sur le BDSM) et provoquent des sensations de plaisir et d’euphorie (d’où le fait que certaine personne puisse avoir des crises de rires ou de larmes après un orgasme).

D’autres hormones sont aussi sécrétées par le corps durant l’excitation sexuelle et l’orgasme telles que :

–    la dopamine sécrétée durant l’orgasme (connue pour ouvrir les portes sensorielles en induisant des sensations planantes de bonheur et de sérénité).

–    Les hormones produites durant l’excitation sexuelle stimulent les centres de plaisir du cerveau par exemple, la noradrénaline, une amphétamine naturelle (elle induit des sensations d’euphorie et intensifie la perception générale du plaisir, y compris celui de l’orgasme).

L’orgasme peut donc avoir une forte intensité physique et émotionnelle, et entraîner une absence totale de contrôle et de retenue.

A la différence des stupéfiants chimiques et artificiels, les drogues délivrées naturellement par le corps sont vivifiantes et non dangereuses.

Après un orgasme, une femme mettra quelques minutes avant de redescendre de son nuage.

b)  Les zones érogènes (appelées zones érogène primaires)

Souvent, les femmes (comme les hommes d’ailleurs) ne savent pas vraiment situer les zones érogènes qui déclenchent concrètement des orgasmes. Nous sommes toutes pourvues des mêmes organes, des mêmes capteurs sensitifs, mais le plaisir peut varier d’une femme à une autre. La découverte de son corps est essentielle à la découverte du plaisir.

Voici concrètement les 3 zones orgasmiques chez la femme:

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Le point G de l’homme ou la prostate

On parle du point G de la femme mais celui de l’homme, le point P (non pas les magasins hein !), reste encore un tabou et tout plein d’aprioris. On va donc tenter d’y voir un peu plus clair !

L’organe que l’on qualifiera de point P c’est la prostate. C’est une glande sexuelle masculine (les femmes ont également une prostate dont la glande la plus importante associée est la double glande de Skène mais là n’est pas le sujet). Elle pèse entre 15 et 20 grammes soit approximativement la taille d’une noix, située à environ 7 cm de profondeur derrière la paroi supérieur du rectum. Sa fonction principale est de sécréter une partie du liquide séminal qui est l’un des constituant du sperme. Puis, lors de l’éjaculation, elle se contracte pour expulser son contenu. Je ne m’éternise pas sur le côté physiologique, je préfère parler de plaisir…

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